Histoire

Aujourd’hui petit village tranquille, Beauvoir est fier d’une histoire riche. Habité dès la protohistoire, des traces d’occupation ont été trouvées lors des travaux de la ligne à grande vitesse (LGV). Elles ont fait l’objet d’une fouille de sauvetage en 1990 et 1991 sur une superficie de 4000 m2.

Étudié par les chercheurs du CNRS, ce site néolithique moyen est daté du Chasséen et Bronze final. Les vestiges révèlent suivant les différents moments temporels étudiés, une organisation spatiale avec des fours de type polynésien, des restes de bâtiments, des fosses et un mobilier céramique, d’ abondants restes de silex.

C’est l’un des tout premiers sites de la région Viennoise. Aujourd’hui sous la LGV, il est situé au Clapier pas très loin du pont qui mène aux Bruyères. (Toutes ces informations sont tirées d’un article de M. Philippe Henon, paru dans le bulletin de la Société préhistorique française. Titre de l’article : T.G.V. Rhône-Alpes : le site Chasséen et Bronze final du « Clapier » à Beauvoir-de-Marc. A voir et commander sur le site www.refdoc.fr)

Les Allobroges habitant la province viennoise soumise par les romains s’adaptèrent à la civilisation de l’occupant. De cette époque, il ne reste qu’une route qui suit en la remontant, la vallée de la Gère de Vienne à Grenoble, en passant par Saint-Jean-de-Bournay. Il existait une église et une bourgade sur le plateau rocheux.

Les premiers seigneurs de Beauvoir-de-Marc sont évoqués dans des documents datant du premier ¼ du XIe siècle. Ils s’empressèrent de construire une enceinte fortifiée autour du château et du bourg.

Quatre siècles plus tard, la forteresse passa sous la bannière des Dauphins.

Les terres qu’occupait notre commune couvraient un territoire beaucoup plus vaste que celui que nous connaissons. Au cours de donation, de partage et de scission (Charantonnay jusqu’à une époque récente n’existait pas en tant que telle), notre commune a pris son visage actuel.

Elle fut traversée par le train au XIXe, sur la route devant la boulangerie, avant que ce transport en commun ne soit supprimé. Vers 1990, la LGV la borde au nord. Un moment inquiétés par le Contournement Ferroviaire de l’Est Lyonnais, les habitants ont solidairement marqué leur refus à cette infrastructure.

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